La page d’information des plans chaleur de ville de Phoenix en Arizona.
En attendant, Bill Gates a décidé que La Technologie sera La Solution, donc toujours plus de chaleur.
Observation de la canicule à partir de Tokyo. Notes de ressources, réflexions, conjectures, hypothèses, constats, soins de soi, accessoirement littérature, dans une perspective mondiale.
La page d’information des plans chaleur de ville de Phoenix en Arizona.
En attendant, Bill Gates a décidé que La Technologie sera La Solution, donc toujours plus de chaleur.
Vraiment intéressant article, riche de références littéraires et artistiques.
Telling a different tale: literary, historical and meteorological readings of a Norfolk Heatwave.
Auteur Mike Hulme, University of Cambridge, juillet 2012 - Revue Climatic Change
On le trouve sur Researchgate.net. Inscription probablement requise donc pas de lien direct.
Extrait.
Mark Lynas’ first book High Tide: News from a Warming World sought to connect scientific depictions of climate change with travelogue descriptions of the effects of climate change in diverse places (Lynas 2004). The Cape Farewell project was established by David Buckland in 2001 to allow artists, writers and educators to experience the High Arctic and to ‘bring home stories and artworks that tell how a warming planet is impacting on this wilderness’ (Buckland et al. 2006). And ecologist Anna Lawrence explores how popular phenology in the UK — in her case amateur ornithology — allows for the co-construction of accounts of climate change which pay respect to both physical and imagined realities (Lawrence 2009).
En illustration, la couverture d’un ouvrage cité : The Perfect Summer - Dancing into Shadow in 1911 - autrice Juliet Nicolson, 2011. Diverses articles de recension dont celui de The Guardian.
Incendiary, by writer Charley Burlock. July 2025.
Clean, non-fiction prose. The Los Angeles Review of Books.
Thinking about heatwaves opens up a myriad of possibilites.
Le discours quotidien sur la canicule cesse avec la disparition du phénomène. Une pensée dans les médias est concédée à la question “ne va-t-on pas encore oublier maintenant que c’est fini?”. La réponse à cette question est oui, emballée dans un long reportage de 2 minutes.
Pour qui n’est ni chercheur ni compétent tel l’auteur de ces lignes, comprendre même un peu passe par une phase de découverte d’expressions, de vocabulaire qui ne se limitent pas à du langage spécialisé. Les saisons intermédiaires avec les pics de chaleurs, automnal warm-spells ou automnal warmth, thermal environment stress, transitional seasons, thermophyiological strain, etc. informent mais aussi participent à un certain soucis de préserver un certain niveau de foutraque, d’imprécisions comme ici même, mélange d’intentionnel et de résiduel de sa non-maîtrise du sujet.
Acclimatation, réajustement, termes parfaitement en phase avec la saison. Ma recherche débutante sur cet axe - des phases transitionnelles, internédiaires - débute bien avec cet article de recherche :
dont voici les premières phrases. Le reste est heureusement visible en ligne dans son intégralité.
“ Human mortality is closely related to natural climate-determined levels of thermal environmental stress and the resulting thermophysiological strain. Most climate-mortality research has focused on seasonal extremes during winter and summer when mortality is the highest, while relatively little attention has been paid to mortality during the transitional seasons of autumn and spring. The body acclimatizes to heat in the summer and cold in winter and readjusts through acclimatization during the transitions between the two during which time the body experiences the thermophysiological strain of readjustment. To better understand the influences of weather on mortality through the acclimatization process, the aim here is to examine the periods that link very cold and very warms seasons.”
A suivre …
Sur la photo, Shinjuku Gyoen en automne 2023. Vue d’une saison intermédiaire.
Here is New York, 1948, E.B. White.
Extrait du préambule.
“This piece about New York was written in the summer of 1948 during a hot spell. The reader will find certain observations to be no longer true of the city, owing to the passage of time and the swing of the pendulum. I wrote not only during a heat wave but during a boom. The heat has broken, the boom has broken, and New York is not quite so feverish now as when the piece was written.”
Un petit livre iconique et culte qui se glisse dans le sac à Tokyo et ailleurs sans broncher à l’occasion. Le texte comme indiqué par l’auteur a été écrit dans la sueur d’une canicule. Le terme heat wave y figure explicitement. Dans quel mesure la canicule a-t-elle impacté le sentiment de l’auteur à une époque dominée par la guerre froide et l’imminence d’une possible fin du monde? C’est un livre où affleure l’intranquilité. Thème de recherches : écriture et chaleur. Comment celle-ci transpire-t-elle dans cela?
Il existe un autre métier parallèle à celui de météorologiste, celui de lecteur de la météo. C’est un métier à plein temps. Je suspecte qu’il existe ici une grande satisfaction culturelle et peut-être historique à l’abondance d’informations dans un espace restreint, que ce soit la page, le poster ou l’écran. Couper les cheveux en quatre, multiplier les angles et exposer les résultats doctes doit quelque part rassurer que le docteur n’est pas un charlatan. “L’actionnabilité” de ces informations par contre, de cette abondance, pose problème, à condition d’y voir un problème.
Le service et application Tenki.jp est un exemple de cette tradition de l’abondance de l’information et de la créativité pour couper les cheveux en quatre, ce qui signifie aussi régulièrement inventer des cheveux afin de les couper. La catégorie Indice est remarquable sur ce point. L’écran d’illustration montre l’indice vestimentaire par villes phares du territoire national pour la journée d’aujourd’hui. Cet indice se décline en 10 valeurs correspondantes à un ressenti et une suggestion de vêtement principal, à porter dehors. La météo est un rapport de l’état du dehors. Ses recommandations s’articulent sur le point de vue de la sortie de chez soi, ce que les personnes âgées souvent pratiquent peu. Ainsi, la valeur 10 dit que “Brrrr! On gèle quoi qu’on porte sur soi”. A l’opposé, la valeur 100 dit “Les mesures pour se protéger de la chaleur s’imposent! Quoi que l’on porte, on a chaud!” L’indice s’affiche pour le matin, l’après-midi et le soir.
Les lundi et mardi des 18 et 19 mai à Tokyo ont constitué les premiers jours de risque soudain pour une grande sensibilité à la chaleur. Mêm...